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Ordinations au séminaire (24 mai 2025)

En ce samedi 24 mai, fête de Notre Dame Auxiliatrice, Son Excellence dom Thomas d’Aquin OSB a conféré le sacerdoce à l’abbé Paul Renoult, ainsi que le diaconat à deux de nos séminaristes.

Aucune église ne s’ouvrant à nous, les ordinands, avec l’aide de quelques amis, ont provisoirement transformé une salle des fêtes en « cathédrale » permettant à la cérémonie de se dérouler dans un cadre accessible et suffisamment digne.

Outre dom Thomas d’Aquin, venu du Brésil, les ordinands étaient entourés d’une petite dizaine de prêtres venus de diverses régions de France, mais aussi d’Espagne, de Suisse et du Brésil.

Nous recommandons le nouveau prêtre et les deux diacres à vos prières.

Le sermon de la cérémonie a déjà été publié ICI.

Bulletin 23 (mai 2025)

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Sommaire:

  • Chronique
  • Orthodoxes ?
  • Retraites spirituelles au séminaire
  • Nos centres de messe en France
  • Annonces: Ordinations du 24 mai, Pèlerinage de Pentecôte

Sermon pour la messe chrismale (17 avril 2025)

Transcription abrégée du sermon

Chers Révérends Pères, chers Pères et Frères, chers Confrères, chers Amis, mes bien chers frères,

Nous venons de le lire dans l’Evangile : Notre Seigneur envoie les douze apôtres en mission, leur donnant le pouvoir de chasser les démons « étant donc partis, ils chassaient beaucoup de démons, appliquaient l’onction des huiles sur beaucoup de malades et les guérissaient ainsi » (Mc, 6, 12-13). A l’époque on ne disposait que de l’huile d’olive, et c’est la seule huile qui a été utilisée pendant vingt siècles par l’Eglise. L’apôtre saint Jacques, de son côté écrit : « Quelqu’un  parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les prêtres de l’Eglise et que ceux-ci prient pour lui en versant sur lui l’onction de l’huile au nom du Seigneur, et le Seigneur pardonnera ses péchés et la foi sauvera le malade. » (Jc. 5, 14) Cette onction, avec l’huile des malades, n’est autre que le sacrement de l’extrême-onction.

Nous sommes régénérés dans l’eau du baptême. Nous sommes ensuite confirmés et fortifiés par l’huile consacrée. L’huile est donc l’un des principaux éléments que Dieu a choisis pour signifier et, en même temps, répandre la grâce dans nos âmes, par les sacrements. Remercions notre Rédempteur qui a appelé ces créatures visibles et matérielles à communiquer sa grâce invisible et sa propre vie, en leur donnant – par son sang – la force sacramentelle qui réside en elles.

En effet, Notre Seigneur est appelé le Christ, c’est-à-dire celui qui a reçu l’onction, qui a été oint ; cette onction a fait de Notre Seigneur le prêtre unique, le Grand Prêtre de l’unique religion véritable. Notre Seigneur a été fait prêtre au moment où sa divinité a assumé la nature humaine, à l’instant même de l’Incarnation, alors que le Verbe, le Fils de Dieu, prenait possession de cette humanité ointe par la divinité du Verbe et donc divinisée. Dès le premier instant de son Incarnation Notre Seigneur était vrai Dieu et vrai homme.

Pourquoi l’Eglise a-t-elle choisi le Jeudi saint pour demander à l’Evêque de consacrer les saintes huiles ? Parce que c’est le jour où Notre Seigneur a communiqué son sacerdoce à ses apôtres au moment de la Cène.; le prêtre participe ainsi de l’onction divine que Notre Seigneur a reçue : une onction qui donne au prêtre un caractère qui le marque pour l’éternité et qui l’unit désormais pour toujours au sacerdoce de Notre Seigneur : d’où la sainteté et l’humilité si nécessaires au prêtre.

L’Eglise demande au prêtre et à l’évêque de donner à leur tour l’onction à tous les chrétiens avec les saintes huiles : au baptême, à la confirmation, pour le sacrement de l’ordre et pour l’extrême-onction, mais aussi dans la consécration des calices, des autels, la bénédiction des cloches et la dédicace des églises. Saintes huiles qui serviront à consacrer, à faire participer à la divinité de Notre Seigneur, ceux qui en recevront l’onction.

Le Jeudi Saint au soir, pendant son agonie au Jardin des Oliviers, Notre Seigneur a sanctifié l’huile d’olive en répandant son sang sur cette terre où sont récoltées les olives ; de même, il avait sanctifié l’eau lors de son baptême par saint Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain.

En recevant les saintes huiles nous somme guéris, nous sommes sauvés par les souffrances, les sueurs et le sang de Notre Seigneur ; comme le dit saint Pierre avec la prophétie d’Isaïe : « c’est par ses meurtrissures et par ses plaies que vous avez été guéris ». (Is. 53,5 et 1 Pe.2, 24).

Misère et grandeur de l’homme : il naît pécheur ; mais par le baptême et le saint chrême il est consacré à Dieu et reçoit une participation à la divinité. Nous avons besoin de ces signes visibles, matériels et spirituels : l’eau, l’huile, le vin et le pain consacrés, pour comprendre les grandes grâces que Dieu nous fait en nous faisant chrétiens. Le prêtre et l’évêque sont consacrés par le saint-chrême ; les rois eux-mêmes, étaient consacrés par le saint-chrême et par le baume extrait de la Sainte Ampoule, qui leur donnait en outre le pouvoir de guérir la maladie incurable des écrouelles le jour de leur sacre et lors des grandes fêtes religieuses. […] Mais la république n’a pas hérité de ce don, ni ses actuels présidents….

C’est par le saint chrême que le Saint-Esprit imprime son sceau ineffaçable sur les chrétiens qui sont déjà membres de Jésus-Christ par le baptême. L’eau du baptême nous donne de naître une nouvelle fois : cette fois-ci à la vie surnaturelle et éternelle, comme le disait Notre Seigneur à Nicodème. Et l’huile du saint-chrême nous confère la force dont nous avons tant besoin aujourd’hui, en cette période d’agonie de l’Eglise, où nous devons résister de toutes nos forces à la contagion du courant d’apostasie générale, avec l’aide de la Très Sainte Vierge Marie qui a vaincu toutes les hérésies : « Ipsa conteret ».

Nous allons vivre aujourd’hui et demain, auprès de Notre Seigneur, dans ses souffrances, dans sa Passion : nous entrerons dans ses mystères et nous comprendrons davantage la grandeur du don de Dieu, de sa Rédemption, de sa grâce, de son sacrifice et de la sainte messe qui le prolongent à chaque génération.

Demandons à Notre Seigneur et à sa Très Sainte Mère, la mère du Grand-Prêtre, qu’elle envoie à l’Eglise beaucoup de saints prêtres pour s’unir au sacerdoce de son divin Fils. Ainsi soit-il !

Dixième anniversaire du sacre de Mgr Faure

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Ce 19 mars 2025, nous fêtions le dixième anniversaire de la consécration épiscopale de Mgr Jean-Michel Faure. 
La consécration eut lieu au Brésil, au Monastère de Santa Cruz, grâce à l’hospitalité de dom Thomas d’Aquin OSB, qui fut consacré l’année suivante en la même fête.

Merci Mgr Faure d’avoir accepté cette charge !

Et merci à Mgr Williamson d’avoir transmis l’épiscopat, pour la continuation de l’Opération Survie de Mgr Lefebvre !

Puisqu’un tel évènement est en soi grave, voici quelques liens pour mieux comprendre les raisons de cet acte nécessaire au Combat de la Foi et qui ne fut pas posé à la légère.

Photos de la cérémonie

Sermon du sacre par Mgr Williamson

Entretien en français avec l’abbé Faure avant son sacre  (en espagnol ici)

Mandat de suppléance lu pendant la cérémonie

Pourquoi un sacre en 2015, par dom Thomas d’Aquin OSB

Entretien avec Mgr Williamson à l’issue du sacre

Entretien de Mgr Faure le 25 mars

Brève réponse au communiqué de Menzingen, par dom Thomas d’Aquin OSB

Entretien de Mgr Faure au journal Rivarol (2 avril)

Réponse à la condamnation du sacre par la Maison générale de la FSSPX

Presti-DICI-tation

Ordinations au sous-diaconat

Ce samedi 1 mars, Son Excellence dom Thomas d’Aquin O.S.B., a conféré le sous-diaconat à quatre clercs: un frère bénédictin, un dominicain et deux séminaristes de la Société des Apôtres de Jésus et Marie. 
Outre ces ordinations, la tonsure a été conférée à un autre frère dominicain, et les ordres mineurs d’exorciste et d’acolyte à l’un de nos séminaristes et à un dominicain. 

Dans le sermon, Monseigneur a rappelé la nécessité d’âmes saintes dans le monde et les effets particuliers que peuvent avoir ces âmes saintes quand ce sont celles de prêtres, donnant l’exemple du curé d’Ars et de Mgr Lefebvre.

Nous confions les 7 nouveaux ordonnés à vos prières.

Mgr Williamson: un ami, un confrère, un père

par S.E. Mgr Jean-Michel Faure

Chers amis,

Monseigneur Williamson fut toujours pour moi un ami, mais aussi un confrère, puisque nous sommes entrés le même jour à Écône au séminaire de Mgr Lefebvre en octobre 1972, et également un professeur (nous étudions par exemple le texte grec de l’Apocalypse), un maître et, finalement, mon père dans l’épiscopat puisqu’il m’a consacré lors d’une grande cérémonie au monastère de Mgr Thomas d’Aquin dans les montagnes du Brésil à Nova Friburgo à laquelle participèrent de très nombreux fidèles, en 2015.

Au chapitre général de la FSSPX en 2012, nous fûmes trop peu nombreux pour empêcher son éviction du chapitre, puis de la Fraternité, mais tout était programmé par les supérieurs dans ce but et c’est à partir de là surtout que cette société s’est orientée vers un accord pratique, canonique, avec la Rome moderniste, dont les premiers effets furent la reconnaissance canonique (« officielle ») des mariages de la Fraternité et la juridiction « officielle » pour les confessions des prêtres de la Fraternité. C’est donc bien, de fait, la poursuite d’un accord pratique, et non doctrinal, de la Fraternité avec la Rome moderniste qui valut à Mgr Williamson son expulsion. Il s’est alors retrouvé dans la nécessité de résister à la FSSPX qui s’efforçait d’obtenir un « accord pratique » avec les autorités subversives du Vatican, par fidélité au combat de la foi, qui était celui de Mgr Lefebvre.

 À la rentrée de 1972, à Écône, nous étions trente-cinq nouveaux candidats alors que les séminaires diocésains en France et dans le monde fermaient les uns après les autres, faute de vocations. Par milliers les prêtres et les religieux jetaient leurs habits aux orties, abandonnaient définitivement leurs vœux et optaient pour le mariage, après avoir perdu la foi. C’est dans ce contexte que les évêques de France déclarèrent le séminaire de Mgr Lefebvre « irrégulier », contre-vérité flagrante puisque les documents romains établissaient le contraire.

Les années de séminaire de Mgr Williamson furent donc les années qui virent Mgr Lefebvre défendre l’existence de son séminaire malgré les assauts sans cesse répétés des autorités voulant en finir avec la Tradition de l’Église au nom d’une fausse charité œcuménique et d’une fausse obéissance qui n’était pas autre chose qu’un abus de pouvoir, dirigées contre la Tradition et contre la foi, ce qui, un demi-siècle plus tard, est une évidence. On reconnaît l’arbre à ses fruits.

Mgr Williamson n’a fait dès lors que rester fidèle, à l’exemple des saints, résistant contre vents et marées aux prétentions des novateurs installés au poste de pilotage, aux commandes du navire pour le dérouter.

Mgr Williamson est donc resté fidèle jusqu’au bout à ce que Mgr Lefebvre lui avait légué : « tradidi quod accepi ». Fidelis inventus est, il a été trouvé fidèle, comme le disait sa devise. Puissions nous l’être à notre tour…

Apostolat en Europe centrale

Cet article est initialement paru dans notre bulletin n°21.

Prêtre depuis le 24 juin 2022, l’Abbé Rousseau est professeur d’Histoire de l’Église au séminaire Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et au Couvent de la Haye-aux-Bonshommes. En parallèle avec sa mission d’enseignement, il est également responsable d’un apostolat en Europe centrale.

« -Monsieur l’Abbé, ces aéroports, ces vols, ces embarquements et ces débarquements vous sont familiers. Mais de quand date votre premier contact avec l’Europe de l’Est ?

Comme prêtre ? En fait, dès le mois suivant mon ordination, puisque, ordonné le 24 juin, je célébrais une première messe à Prague le 24 juillet. Mais je ne pensais pas que cette première messe allait déboucher sur un apostolat qui s’est poursuivi depuis lors… En fait, même cette première messe à Prague était un peu imprévue, résultat d’une petite erreur géographique de ma part ! une invitation dans le Valais m’en fit accepter une autre à Sankt-Gallen, à l’autre bout de la Suisse; ensuite, je me suis dit que je pourrais profiter de ma proximité avec l’Autriche pour visiter notre courageux confère l’abbé Martin Fuchs: j’oubliais alors l’incroyable longueur de ce pays si étiré qu’est l’Autriche ! De là, Prague n’était pas loin, et l’Enfant Jésus m’y invitait : comment refuser une telle invitation ? Et c’est comme cela (après un certain nombre de péripéties) que j’en suis finalement arrivé à reprendre une partie de l’apostolat du cher abbé Fuchs, qu’il avait été contraint d’interrompre par sa leucémie en 2019…

— Vous avez donc commencé à Prague, mais ce n’est plus le seul lieu où vous vous rendez ?

Effectivement. Les fidèles de Prague ont été les premiers à me demander de revenir après ma première messe, mais la Providence a permis que des voyages, parfois des pèlerinages et vacances avec un confrère, de correspondance entre deux vols, me mettent en contact d’abord avec d’anciens fidèles de l’abbé Fuchs, puis avec de nouveaux fidèles. J’ai ainsi commencé à desservir deux autres groupes en République Tchèque, un en Hongrie et un au nord de la Roumanie; d’autres apostolats se sont ouverts ou se profilent par des contacts de Français à l’étranger: que ce soit l’appel d’un ami en Erasmus en Bulgarie ou bien des militaires déployés en mission plus ou moins longue dans deux autres pays balkaniques… Nos moyens humains sont dérisoires, mais tant que la Providence nous assiste, nous tâcherons de porter le Bon Dieu à toutes les âmes éparpillées et répondre aux demandes des fidèles locaux ou expatriés.

— Comment s’organise votre apostolat ?

Cela ne fait pas encore deux ans que j’ai commencé à voyager, et, d’autre part, les destinations s’ajoutent peu à peu… L’organisation théorique est la suivante: je me rends tous les deux mois à Prague pour au moins un dimanche. La Roumanie et la Bulgarie reçoivent au moins trois visites dans l’année, la Hongrie un peu plus du fait de sa position de hub aérien en Europe centrale. Aucun voyage n’a le même schéma que le précédent: tout repose sur le prix et la disponibilité des vols, trains et bus.

— Des perspectives de développement ?

Oui: l’un de mes grands soucis est que cet apostolat ne soit pas “mon” apostolat, mais un apostolat d’Église; j’essaie donc autant que possible de collaborer avec différents confrères, ce qui nous permet d’intensifier les visites: ainsi depuis quelques mois, l’abbé Aloïs Brühwiler visite tous les deux mois Prague, qui reçoit ainsi, sauf exception, une visite chaque mois. Quant à l’élargissement de l’apostolat, il faut suivre la Providence: un nouvel apostolat se profile en Bosnie par exemple…Que personne n’hésite donc à nous contacter !

Avec cette faible fréquence de visites, le plus important me semble d’approfondir la formation des fidèles: cela passe par la publication de documents et ouvrages solides: les fidèles le font déjà par eux-mêmes en Tchéquie, et je travaille actuellement à des débuts balbutiants de publication en hongrois et roumain. Mais nous manquons cruellement de traducteurs… À la grâce de Dieu !

— Avez-vous eu quelque passion pour ces contrées avant de vous y rendre ? 

Oui et non. Mes études d’Histoire m’avaient certes donné l’occasion une année durant d’étudier avec un excellent professeur chaque détail de l’Europe centre-orientale et balkanique au XXe siècle. Mais cela ne représentait pas grand chose pour moi. J’avais déjà passé une semaine en Hongrie avant mon ordination, mais jamais je n’aurais imaginé y faire de l’apostolat, ne serait-ce que parce que les langues que je maîtrise m’orientaient vers un nombre suffisamment important de pays pour que je ne pense pas trop à ces pays aux langues totalement inconnues et passablement complexes…

— Votre ministère auprès des âmes exige en effet une communication intense avec vos fidèles. Dans quelle langue leur parlez-vous ? Cela ne leur semble-t-il pas difficile ?

Si jamais mes professeurs d’anglais de collège-lycée m’avaient prédit que j’effectuerai la plupart de mon apostolat dans la langue de Shakespeare, j’aurais à l’époque bien ri… Mais il est difficile aujourd’hui d’ignorer la lingua franca de notre monde globalisé, même en France où nous sommes fréquemment confrontés aux questions d’étrangers qu’ils soient touristes, pélerins ou visiteurs…

C’est en effet difficile pour les fidèles: je prêche avec interprète, nous sommes en train de mettre à jour et publier un livret polyglotte pour la confession… Heureusement, la plupart des fidèles ont tout de même accès, au moins pour les confessions, à des prêtres à la fois de bonne doctrine et au sacerdoce indubitable.

— Comptez-vous apprendre l’une de ces langues et si oui laquelle ?

Probablement pas le hongrois en tout cas ! Même si c’est un pays que j’apprécie beaucoup, la langue est un mystère linguistique qui n’offre aucune similitude avec les autres langues européennes… Si je devais en apprendre une, ce serait probablement le tchèque, puisque c’est là que j’ai la majorité de mes fidèles; cependant ce sont eux aussi qui sont le plus susceptibles d’obtenir des prêtres de leur langue; en fait, la Providence ne me donne pas le temps pour l’instant de me mettre sérieusement à l’apprentissage d’une langue…

— Quelles différences majeures distinguent l’Europe centrale d’avec l’Occident ?

La corruption morale et intellectuelle n’y arrive qu’avec bien du retard, notamment dans les pays les plus pauvres comme la Roumanie et la Bulgarie. Mais les “valeurs occidentales” se répandent néanmoins grâce à la propagande de l’UE, la plupart du temps avec la complicité des gouvernements.

— Au regard de l’Europe centrale, quelle leçon tirez-vous pour nous autres, catholiques occidentaux ?

La persécution conserve… des décennies de communisme athée militant ont bien moins nui à la foi de ces chrétiens que notre libéralisme occidental dégoulinant de tolérance démocratique. Et il faudra sans doute une persécution plus violente encore que celle des soviétiques pour nous purifier.

Et puis une grande leçon de courage: sans devancer le jugement officiel de l’Église, ce n’est pas déplacé quand mes confrères et fidèles parlent de “nos martyrs”; il est poignant de voir les geôles communistes ou ces chrétiens héroïques témoignèrent de leur foi et de leur attachement à l’Église.
Leçon d’espérance enfin: la haine satanique du communisme étatique s’est essoufflée, les lendemains qui chantent ne sont pas venus, les bourreaux sont dans la tombe, mais leurs victimes, inconnus aux ossements mêlés dans les fosses communes, leur survivent dans la foi des fidèles et nous assurent de triompher avec eux si nous sommes fidèles.

Engagements et procession du 8 décembre

Ce 8 décembre, les prêtres et séminaristes ont renouvelé leurs engagements dans la Société devant le Saint Sacrement. 
Après la messe, une modeste procession était organisée pour honorer la Vierge dans son Immaculée Conception.