Apostolat

Confirmations à Cuenca (Equateur)

En ce début de juillet, Mgr Faure s’est rendu en Equateur, où il a notamment visité notre apostolat de Cuenca et conféré le sacrement de confirmation à une cinquantaine de fidèles. Cette visite est, à notre connaissance, la première visite d’un évêque traditionnel en Equateur (à l’exception sans doute de Quito). Ce groupe est revenu il y a un peu plus de quinze ans à la Tradition, d’abord sans l’aide de prêtres, puis a reçu depuis une dizaine d’années des visites épisodiques de prêtres venus de Colombie, puis ces dernières années du Séminaire Saint Lois Marie en France.

Deo gratias !

Entretien avec l’abbé Eymeric Blanchet: apostolat aux USA

Avez-vous eu quelque appréhension à l’idée d’aller aux USA ?

Bien sûr. Aller vers l’inconnu, bien que ce soit une part inhérente de notre apostolat, est une idée qui n’est pas toujours des plus agréables. Cette appréhension n’a cessé de grandir à mesure que le jour du départ approchait. Celui-ci se dessinait assez terriblement dans mon esprit : tout serait différent, la culture, la nourriture, la langue, la façon de penser, les habitudes, et même jusqu’aux fêtes de l’année. Mais je savais bien que cet inconnu se dissiperait. Mais une fois sur place, cette appréhension a disparu et mon esprit a recouvré la sérénité.

Une seconde appréhension, était celle de la langue. Comment se débrouiller en confession, en catéchisme, dans les sermons, dans les aéroports, finalement, dans toutes les situations de la vie, quand on ne parle pas la même langue ? Il faut le vivre pour s’en faire une idée… et aussi savoir parler avec ses mains, à l’italienne, moyen universel de communication comme vous savez bien.

Arrivé là-bas, vos appréhensions se vérifièrent-elles ?

Saint Paul dit la chose suivante « Avec les Juifs j’ai été comme Juif pour gagner les Juifs » (1 Cor. 9). Nous pourrions ajouter, Français avec les Français, et Américain avec les Américains, n’est-ce pas ? Donc dans la mesure où le prêtre tente de s’intégrer au pays dans lequel il a été envoyé en mission, parce que nous sommes en mission, pour pouvoir sauver un maximum d’âmes, l’appréhension du début disparaît pour faire place à l’esprit de sacrifice. Bien que je connaisse un peu plus de choses qu’à mon arrivée maintenant, il est clair que le changement reste radical.

Pour ce qui est du problème de la langue, j’éprouve toujours des difficultés de compréhension et d’expression. Mais c’est tout à fait normal, bien que non souhaitable, pour tout bon Français qui se respecte ! Mais certainement, jour après jour, cette difficulté finira par disparaître.

La Tradition aux USA est-elle comparable à celle d’ici ?

La foi catholique se greffe sur une nature. Chaque peuple a ses caractéristiques propres, dont il faut tenir compte sans les défigurer. Autrement dit, il faut faire attention à ne pas plaquer notre conception de la Tradition. La Tradition aux USA s’exprime d’une toute autre manière qu’en France : elle reste essentiellement la même, mais elle s’appuie sur des qualités que les Français n’ont pas au même degré, et elle lutte contre des défauts qui sont, de même, différents. Il faut donc faire attention, et bien s’adapter aux circonstances dans lesquelles nous avons à exercer notre apostolat. Le sujet à qui nous voulons donner la grâce est différent, mais l’objet que constitue la grâce, et les moyens pour la transmettre, les sacrements, restent les mêmes. Donc pastoralement il faut s’adapter, et prendre conseil, non seulement de Monseigneur Zendejas, et de l’abbé Brocard mais de tous, fidèles inclus.

Quelles responsabilités vous a confiées Mgr Zendejas ?

Monseigneur organise tout l’apostolat. Celui-ci est organisé en trois centres principaux. Un situé à la frontière du Connecticut et de l’état de New-York, un autre à Houston (Texas), et enfin le troisième au Kansas. Monsieur l’abbé Brocard s’occupe de celui du Kansas, et y réside de manière permanente. Je suis de mon côté, envoyé régulièrement du Connecticut à Houston (4 heures de vol à peu près). Là-bas, j’administre les sacrements aux malades, je vais commencer à donner des leçons de catéchisme, la messe, les confessions, les visites chez les fidèles… Tout un apostolat de curé de paroisse finalement, avec des distances qui dépassent quelquefois celles du diocèse, petite différence (3 heures et demie de route pour donner une Extrême Onction, par exemple). Je viens à peu près tous les week-ends à Houston, car je mène une vie de communauté avec Monseigneur dans le Connecticut. Là-bas, il y a une petite école, où progressivement je donne de plus en plus de cours de catéchisme. Pour conclure, j’ai un très riche apostolat, très diversifié et bien encadré. J’en suis à la fois très content, et très reconnaissant vis-à-vis de mon supérieur.

Les Américains vous ont-ils bien reçu ?

Absolument. J’ai été très touché de l’accueil chaleureux avec lequel j’ai été reçu, non seulement à Houston, mais aussi au Connecticut et au Kansas. Tout départ implique une séparation, et bien qu’elle fut douloureuse, il faut dire que la compensation était de taille. Vraiment je les remercie.

Pèlerinage de Pentecôte à Morannes

Lundi 20 mai, lundi de Pentecôte, une bonne trentaine de fidèles ont rejoint la communauté du séminaire pour une journée de pèlerinage.

Après la messe chantée, au cours de laquelle le prédicateur leur a rappelé les raisons de tous nos pèlerinages, images et reflets de notre pèlerinage terrestre, les marcheurs se sont élancés pour 18 kilomètres vers un sanctuaire marial autrefois fameux dans l’Ouest: Notre Dame du Chêne.

Les pèlerins, dont certains étaient venus de loin pour l’occasion (Gironde, Bretagne et Ile de France, en plus bien sûr de fidèles d’Anjou) durent endurer une après midi de pluie et de tempête qui leur mérita, n’en doutons pas, une autre pluie, de grâces celle-ci !

A l’année prochaine !

Visite en Équateur et au Chili (déc. 2023)

Comme l’an passé, Monsieur l’abbé Trincado s’est rendu en Équateur auprès de nos fidèles de Cuenca pour leur assurer les sacrements pour la fête de Noël. Il a également visité une mission plus au sud du pays (Vilcabamba), déjà visitée cet été par l’abbé Rousseau.

A Vilcabamba, nos fidèles ont érigé une croix de 15 mètres de haut, dominant les vallées aux alentours (photos de gauche).

L’abbé Trincado a également profité de ce voyage pour se rendre dans son pays natal, le Chili (photos de droite), où existe un petit groupe de fidèles.

Apostolat en Italie (déc. 2023)

Don Daniele Chirico visite régulièrement son pays natal pour y prendre soin des fidèles du pays. Voici quelques photos de son apostolat.

Tournée de Mgr Faure en Italie (juin 2023)

Mgr Faure réalise actuellement en tournée en Italie. Ci dessous, quelques photos de la conférence à Lastra a Signa près de Florence, et de sa rencontre avec don Curzio Nitoglia.

Tournée pascale en Asie (avril 2023)

Cher Monseigneur,

De retour d’un peu plus d’un mois dans les missions d’Asie, voici quelques nouvelles de cette tournée.

Singapour-Malaisie

Après un rapide passage à Singapour chez un couple de fidèles et deux de leurs amies venues du Novus Ordo, je suis arrivé le vendredi de la Passion à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, où je suis resté jusqu’au dimanche de Pâques inclus. Le groupe de Kuala Lumpur, qui se réduisait à une famille lorsque j’y étais passé il y a six ans, compte maintenant environ 70 fidèles, auxquels s’ajoutent un deux débuts de centres de messe au nord et au sud de la péninsule malaisienne.

Grâce à la bonne organisation des fidèles, nous avons pu célébrer une belle Semaine Sainte, entièrement chantée, y compris le chant des Ténèbres du Triduum. Les enfants de la paroisse ont même été mis à contribution pour l’un ou l’autre chant grégorien ou polyphonique. C’est un groupe bien établi, avec une vaste chapelle, et une sacristie parfaitement fournie…

Le couronnement de cette Semaine Sainte a été l’émouvante cérémonie de la Vigile Pascale, au cours de laquelle j’ai pu conférer le baptême à deux catéchumènes adultes qui se marieront prochainement.

Corée

La Semaine de Pâques a ensuite consacrée à la Corée. Quoique ce soit l’une des toutes premières chapelles de la Résistance, c’est actuellement un groupe assez restreint… J’ai pu y baptiser le petit fils de la bienfaitrice qui est propriétaire de la chapelle ; un bébé, en Corée, c’est presque un miracle, dans ce pays qui a renoncé massivement à avoir des enfants, et dont la natalité est la plus faible au monde… C’est un pays qui se meurt faute d’enfants : les écoles doivent fermer classe après classe et arrivera un temps où les personnes âgées chercheront en vain un être humain pour les assister : ils n’auront sans doute plus que des robots (comme ceux qui remplacent les serveurs dans certains restaurants, si répandus dans ce pays rongé par le matérialisme… Ce passage en Corée fut également l’occasion de rencontrer brièvement l’abbé Chazal, avec lequel nous avons pu bien discuter de nos apostolats respectifs, et qui s’est montré tout à fait optimiste sur le développement de la SAJM en Europe, mais aussi en Amérique latine dont il a pu récemment voir quelques missions au Brésil.

Retour aux Philippines

Si les Philippines avaient certes moins besoin d’une visite extérieure, puisqu’elles ont déjà trois (et bientôt quatre) prêtres sur place, je fus cependant fort heureux d’y revenir pour une petite dizaine de jours, visiter quelques-uns des nombreux groupes que nos confrères y ont, surtout ceux que j’avais déjà visité avant d’être prêtre. Les missions s’y sont beaucoup développées, tant en nombre de fidèles qu’en organisation : Cebu, par exemple, a maintenant sa chapelle, sa chorale… Ces quelques jours m’ont permis de couvrir les centres que je connaissais déjà, mais ne me permirent pas d’en découvrir d’autres, alors que l’apostolat s’est beaucoup étendu, notamment dans le sud du pays. Les trois prêtres ordonnés pour les Philippines ont tous reçu le sacerdoce au Brésil des mains de dom Thomas d’Aquin (le dernier d’entre eux est toujours au Brésil pour assister dans les missions du pays, bien affectées par la mort récente du R.P. Joaquim). La présence de prêtres du pays contribue grandement à l’enracinement de nos missions. Quoique le typhon Odette date déjà de presque un an et demi (décembre 2021), j’ai pu en voir certaines des conséquences désastreuses, notamment la chapelle de Maasin, presque achevée lors du typhon et presque totalement détruite ; les fidèles se sont remis à la tâche avec courage, mais il reste encore beaucoup à faire… Ailleurs, là où le typhon n’a pas détruit, les chantiers continuent aussi et certaines des chapelles commencent à avoir fière allure…

Fin de la tournée

La dernière semaine fut consacrée à un bref passage en Thaïlande, pour visiter la famille d’une de nos sœurs, puis le retour en Malaisie et à Singapour. Les fidèles y furent d’une grande aide pour l’apostolat sur place, mais également pour rendre divers services à notre apostolat français et européen. Après plus d’un mois dans ces pays, il m’a bien fallu rentrer en France pour ne pas déserter cours et apostolat en France, malgré les regrets des fidèles, qui apprécient toujours le « luxe » d’un prêtre de plus, venant aider les seulement 5 confrères de cet immense continent…

abbé P. Rousseau +
mai 2023

L’apostolat du séminaire pour Pâques ne s’est pas limité à cette tournée: M. l’abbé Trincado a desservi l’Equateur (voir nouvelles ici) et don Daniele Chirico son pays natal l’Italie.

Voir aussi le précédent voyage en Asie: en Inde, l’été 2022.

Semaine Sainte en Equateur (avril 2023)

En ce début du mois d’avril, Monsieur l’abbé René Trincado était de retour à Cuenca (Equateur), pour y assurer les offices de la Semaine Sainte.

Ce fut aussi l’occasion de nouvelles premières communions.

Vous pouvez soutenir financièrement notre apostolat à l’étranger par un don, en spécifiant l’objet de votre don (Apostolat Equateur).

Visite en Equateur (décembre 2022)

Cet hiver, M. l’abbé René Trincado a visité pour la première fois un groupe de fidèles en Equateur. Situé à Cuenca, au sud du pays, ce groupe est constitué depuis plusieurs années, mais n’avait pas eu de visite de prêtre depuis bien longtemps.

Cette visite a été l’occasion de nombreuses visites aux malades, plusieurs baptêmes et premières communions, et même un mariage.

Nous confions ce nouvel apostolat à vos prières.

Vous pouvez soutenir financièrement notre apostolat à l’étranger par un don, en spécifiant l’objet de votre don. 

Chapelle de Chennai

Un mois en Inde (été 2022)

Chers confrères, chers amis,

Voici à votre demande quelques nouvelles de mon voyage en Inde. J’y étais quasiment tout le mois d’août, après avoir visité deux de nos confrères de langue allemande, les abbés Bruwhiler à Saint-Gall, et Fuchs en Autriche.

En contact depuis un certain temps déjà avec l’abbé Valan, qui a aidé à plusieurs reprises le séminaire, j’avais donc été invité fin juin par ce confrère, que l’épisode covidiste avait isolé pendant un an et demi environ…

Nos confrères de la Compagnie de Marie ont établi leur prieuré indien non loin de Chennai (Madras), dans le sud-est du pays, dans l’état du Tamil Nadu. 70 km, demandant bien une heure et demie pour les parcourir, nous séparent donc de cette ville où est mort l’apôtre saint Thomas, et qui possède son tombeau. Le prieuré est établi dans un petit village dont l’église paroissiale a été rendue au culte traditionnel, construite par les missionnaires français. L’essentiel de l’apostolat en semaine se passe donc au prieuré, avec messe quotidienne au village, catéchisme certains jours en soirée ; la messe est célébrée dès 6 :00, alors que le soleil se lève, pour permettre à la trentaine de fidèles qui y assistent de pouvoir ensuite aller travailler aux champs ; mais c’est bien avant que se rassemblent certain fidèles, la messe étant invariablement précédée du chapelet et d’autres prières complémentaires ; le dimanche, il y a une centaine de fidèles qui vocifèrent de tout leur cœur un kyriale à la mélodie quelque peu adaptée… Le prieuré, construit par l’abbé Valan, accueille aussi quelques personnes âgées. Toute cette dernière année, l’abbé était assisté par un séminariste, qui faute de pouvoir obtenir un visa pour les Philippines, a commencé sa formation en Inde même.

Chaque dimanche, la messe est assurée à Chennai, dans une belle chapelle en ville, située à deux ou trois cent mètres de « Little Mount », la « petite montagne » où saint Thomas, réfugié dans une grotte, a été blessé mortellement avant de mourir sur « Big Mount », à une heure à pied environ. Il y a environ une centaine de fidèles à Chennai même, qui, depuis 2013, ont la messe chaque dimanche et certains jours de semaines, ainsi que le catéchisme hebdomadaire.

Outre Chennai, les prêtres desservent le dimanche les fidèles dans la grande capitale catholique de l’Inde, Goa, ancienne colonie portugaise (côte ouest). J’y étais pour les 14-15 août, desservant deux groupes de fidèles. Dans ce pays dominé par le paganisme, Goa fut une oasis de civilisation catholique, considérablement atténuée hélas, mais encore bien visible dans son architecture par les nombreux couvents ou églises, ainsi que les croix dans les rues… Le ciel doit encore avoir des visées sur la ville : alors que les Portugais s’apprêtaient à quitter la ville assiégée par l’armée de la République indienne, les soldats portugais ne purent emporter la chasse de saint François Xavier, qui resta miraculeusement rivé à l’autel de la basilique où il est exposé…

Toujours le 15 août, je me suis rendu à Bangalore, à mi-chemin entre Goa et Chennai. Nos confrères y desservent un petit groupe d’une bonne vingtaine de fidèles, fort bien organisés, qui n’ont pas la chance d’avoir ordinairement le dimanche, mais seulement certains samedis…

Après ces voyages en avion, j’ai pu expérimenter les routes  indiennes, pour descendre, conduit par un fidèle, dans le Kerala, dans le sud-ouest du pays. Le Kerala est vraiment la région chrétienne du pays : beaucoup d’églises sont visibles, des communautés religieuses assez nombreuses, on peut même y manger du bœuf, c’est dire que la pression hindoue s’y relâche ! Malheureusement, la dénatalité des chrétiens laisse le champ libre à la galopante implantation musulmane, largement financée en sous-main par des pays du Golfe et l’argent de certains réseaux indo-pakistanais… Les chrétiens y sont majoritairement de rite oriental. Plusieurs fidèles sont  du rite malabar, le rite des premiers chrétiens d’Inde, mais se tournent vers nous car l’Eglise malabare, sous couvert de traductions liturgiques ou de retour à une plus grande tradition liturgique, n’est pas épargnée par la crise universelle de l’Eglise. L’Eglise demande ordinairement que l’on donne des missionnaires de leur rite à ces fidèles, mais l’insuffisance de nos moyens humains et d’autres facteurs pratiques ne nous le permettront pas de sitôt, malheureusement. Lors de cette visite au Kerala, j’ai également eu l’occasion de visiter une communauté religieuse de rite malabar, qui tout en étant encore dans les structures officielles, est tout à fait édifiante par son souci de fidélité à la règle, aux traditions de l’Eglise… J’y ai d’ailleurs entendu bon nombre de témoignages édifiants sur la piété et la foi de ces chrétiens, récitant quotidiennement en famille le chapelet, parfois une partie de l’office divin, portant le scapulaire, etc. et dont la foi simple reste en général imperméable aux élucubrations modernistes du clergé…

Les prêtres indiens desservent également quelques groupes de moindre importance que je n’ai pas visité, ainsi que le groupe de Bombay, par lequel j’ai achevé mon périple : une bonne soixantaine de fidèles dont une partie de fidèles de l’ancien prieuré de la Fraternité dans lequel avait été posté l’abbé Chazal. La plupart du temps, une heure et demie de confessions précédaient la messe, du moins dans les villes, où les fidèles maîtrisent bien l’anglais, et la messe était suivie de bénédictions de nombreux objets de piété. Dans le village du prieuré, ce furent maisons, champs et bétail dont la bénédiction me fit tourner dans tout le village.

La veille de mon départ, nous avons eu la joie de retrouver l’abbé Suneel, autre prêtre indien, ordonné par Mgr Faure en 2015. Celui-ci était en Australie lorsqu’ont été imposés les confinements, et y était donc resté depuis lors, assurant avec l’abbé MacDonald les sacrements pour nos fidèles de ce pays. L’abbé Valan avait donc dû rester seul en Inde pendant près d’un et demie, avant qu’il puisse  nouveau être visité en mai dernier. Ce que j’ai vu, et plus encore ce que de nombreux fidèles m’ont raconté, m’ont vraiment édifié sur le courage avec lequel ce pasteur a pris soin de ses brebis éparpillées dans cet immense pays, face à des restrictions bien plus sévères qu’en France. Sa constance et son zèle ont maintenu la plupart des missions dans l’épreuve. Son apostolat ne s’arrête d’ailleurs pas là, puisqu’il édite également pas mal d’ouvrages pour nourrir la foi et la piété de ses fidèles. Si l’aide financière est toujours la bienvenue, la principale difficulté dans l’apostolat est un manque de moyens humains, et prêtres et fidèles prient et espèrent bien de nouvelles vocations ainsi que l’aide de prêtres étrangers…

Fasse le ciel que cette collaboration entre nos deux sociétés se reproduise régulièrement pour que nous entraidions pour le combat de la Foi !

Abbé P. Rousseau +

Source: Avec l’aide de saint Joseph